25 janvier
A l’occasion d’Halloween, la Bibliothèque d’Aniche lançait un concours de Nouvelles et Poésies, avec pour sujet Fais-moi peur. Les participants ont été nombreux à envoyer leur manuscrit avec le ferme espoir de voir leur écrit publié dans Aniche La Nouvelle. Le comité de lecture a retenu la nouvelle Les Dangers de Facebook, écrite par Célia Longelin. Félicitations à cette jeune écrivain en herbe de 12 ans ! Avis aux amateurs d’écriture, la Bibliothèque Municipale organisera un nouveau concours, courant janvier. Préparez vos plumes !
Les dangers de Facebook Une Nouvelle par Célia Longelin
Bonjour, je m’appelle Laura et je vais vous raconter pourquoi je ne suis plus sur Facebook. Cela commença un samedi matin. J’étais dans ma chambre sur mon ordinateur et je m’étais connectée sur Facebook.
Il y avait une demande d’amis, d’un homme que je ne connaissais pas, mais que j’ai accepté. Sans attendre, il m’envoya un message :
« Salut ! Comment tu t’appelles ?
Laura.
Très joli prénom !
Merci.
Où est-ce que tu habites ? me demanda-t-il.
Je ne préfère pas le dire, et je ne vous connais pas. Désolée, au revoir ! »
J’éteignais l’ordinateur en pensant à cet homme. Je n’en ai pas parlé à ma mère car j’avais trop peur de sa réaction.
Le soir, je me couchais en lisant mon roman "Le livre donc vous êtes le héros" seulement, je n’arrivais pas à me concentrer, je pensais trop à cet homme.
Le lendemain, je me suis reconnectée sur Facebook pour parler à cet homme.
Je commençais la conversation en lui demandant :
« Pourquoi tu m’as demandée mon adresse ?
Il se déconnecta aussitôt sans donner la moindre réponse. Mais vers le début de l’après-midi, il me répondit enfin...
Comme ça, pour savoir. »
J’avais quand même du mal à y croire, et je me demandais toujours... Pourquoi m’avait-il demandé mon adresse ? Je laissais cette question en suspens.
Depuis plusieurs jours, nous communiquions plus souvent. Je le trouvais très gentil, mais à chaque fois que je lui demandais de mettre la Webcam, il refusait. Il refusait aussi de répondre à des questions sur son âge, son physique, etc... À force j’en avais marre, je voulais vraiment connaître son âge et le voir ! Mais je laissais défiler le temps.
Un jour, il m’a enfin donné rendez-vous à l’angle de sa rue pour le samedi suivant vers 15h30. J’ai aussitôt accepté en me doutant que ce n’était pas le bon choix à faire ! J’ai regretté ce choix par la suite !
Pour pouvoir le rejoindre, j’ai supplié ma mère de m’emmener à ce rendez-vous, en voiture. Donc l’après-midi, comme prévu, ma mère me déposa à l’angle de sa rue, mais il n’était pas encore là. Ma mère partit. La situation me fit soudain peur. Sur les murs, il y avait du sang, c’était sombre, puant, moche, et effrayant ! J’hésitais entre partir et rester, mais je l’attendis quand même.
Ce que je ne savais pas, c’est que ma mère me surveillait, pas du tout rassurée non plus. Je sortis mon portable de ma poche pour regarder l’heure... Il était déjà 15h57.
Je n’eus pas eu le temps de ranger mon téléphone dans ma poche, que l’homme surgit là... devant moi. Je le trouvais vraiment très grand ! J’avais 13 ans, et lui avait l’air d’en avoir au moins 40 ! L’homme me regarda, et me dit :
« Je ne t’imaginais pas aussi belle !
Merci..., répondis-je faiblement.
Il m’offrit une très belle fleur. Et sans avoir le temps de pouvoir la respirer, il sortit un couteau de sa poche et me dit menaçant :
J’espère que tu as fait tes prières avant de venir ?
J’étais terrifiée, j’avais envie de fuir. Ma mère, qui m’espionnait, avait peur aussi, pour moi. Mais au moment où il me fit tomber à terre, ma mère se jeta sur lui pour lui mettre un coup de bombe lacrymogène dans les yeux. Elle m’emmena vers la voiture et démarra. On peut dire que j’ai eu de la chance que ma mère soit là, et moi qui n’aime pas quand ma mère m’espionne...
En rentrant à la maison, elle me disputa et me demanda, comment j’avais pu lui mentir à propos d’une chose pareille. Elle me priva de sortie pendant deux mois. Je sais que cette punition est lourde, mais j’ai quand même failli être tuée.
Sous le choc, j’ai retiré mon compte de Facebook. Et je n’y suis jamais retournée...
Fin