Mairie d’Aniche

6 rue Henri Barbusse
59580 ANICHE
Tél. : 03 27 99 91 11
Fax : 03 27 91 09 11

Horaires d’ouverture :
Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 14h à 17h30
Le samedi de 8h30 à 12h


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LA FOLLE HISTOIRE DU CINEMATOGRAPHE CONTEE PAR ROGER CONSIL

Dans la salle de l’Idéal-Cinéma, la société d’histoire locale a offert au public nombreux une communication sur l’histoire du cinéma à Aniche de 1905 à 1970 par son conférencier Roger Consil. Ce dernier a rappelé les grandes heures du cinéma anichois dont la première représentation datait de 1905 chez « Leloup », une auberge située au n°12 de la rue Thiers, (aujourd’hui rue Barbusse). L’idée de créer une salle permanente fait son chemin, naîtront ainsi : Le Splendid cinéma, L’électric cinéma (Eldorado) et le Royal. Après une éclipse durant la grande guerre, les cinémas reprennent leurs activités mais il ne restera plus que deux cinémas qui vont se faire concurrence durant un demi-siècle. Tout d’abord, le Splendid qui a pris successivement le nom d’Excelsior puis de Rex prend définitivement le nom d’Idéal Cinéma en 1921. Ce cinéma, avec son nouveau gérant Louis-Pol, se situe à l’hôtel du syndicat, rue Wambrouck, tenu par le puissant syndicat des verriers. L’autre salle c’est le Royal qui a ajouté Palace à son nom. Les cinémas d’Aniche vont drainer les populations des petits villages des alentours (des services de bus sont même mis en place pour les retours). Pendant la 2nde guerre mondiale, les cinémas ne sont pas réquisitionnés mais surveillés et constituent l’une des rares distractions malgré la censure très présente. Après la guerre, c’est l’âge d’or du cinéma de 1947 à 1957 (423 millions d’entrées en France en 1947) et l’arrivée des films américains, interdits pendant l’occupation, et des grands studios. Dès 1950, les nuages apparaissent pour le grand écran, la télévision va sonner le glas et le déclin des cinémas de quartier et des petites villes. A Aniche, le Royal-Palace fermera ses portes après le départ en retraite de son directeur M. Thibaut en juin 1967. Alain Moret succède à Charles Moreau à L’Idéal Cinéma en 1976. Pour raison de sécurité et par arrêté municipal, ce dernier est fermé le 4 février 1977. L’Idéal comme un phénix, renaît pourtant de ses cendres l8 ans plus tard à l’initiative du maire Michel Meurdesoif dans un complexe multimédia flambant neuf inauguré le 3 juin 1995 sous le nom de Claude Berri avec les salles de l’Idéal Jacques-Tati et Louis-Pol. Aniche restant ainsi avec Douai, la seule commune de l’arrondissement à posséder une salle de cinéma. (Une brochure est mise en vente par la société d’histoire locale sur l’histoire du cinéma à Aniche de 1905 à 1970, pour le prix de 5 euros).

 

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