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UNIS CONTRE LA FERMETURE DU COMMISSARIAT

16 janvier 2008


Les populations d’Aniche et des communes environnantes veulent garder leur commissariat de police. Pour preuve les 2000 signatures rassemblées en mairie et la mobilisation lors de la manifestation organisée dans le cadre des "Mardis de la colère". Les élus communistes, républicains et socialistes ont défilé au côté des syndicalistes et de la population pour souligner leur mécontentement. D’un pas décidé, ils ont rejoint le commissariat pour dire non à sa suppression. Tour à tour, Alain Bruneel, maire de Lewarde et conseiller régional, Michel Meurdesoif, maire de la commune, Freddy Kaczmarek, maire d’Auby et Jean Jacques Candelier, maire de Bruille et député suppléant se sont succédés au micro pour dénoncer cette décision, mais aussi la politique de casse du service public par le gouvernement Chirac-Sarkozy. Michel Meurdesoif, a rappelé qu’il y a quelques années, les élus du Douaisis s’étaient fait expliquer la nécessité du redéploiement des forces de police et de gendarmerie avec une règle simple, les gendarmes exerceraient en zone rurale, les policiers en zone urbaine, c’est ainsi que disparurent les gendarmes d’Aniche après un siècle d’existence. En juin 2006, la décision est prise par Sarkozy, à l’époque ministre de l’intérieur, de l’extinction progressive de la présence permanente des policiers à Aniche. Une décision officiellement connue par les élus et la population en février 2007, ce qui constitue un manque de respect pour la démocratie, les élus, les populations concernées.

Depuis juin 2006, 9 fonctionnaires sont partis sans être remplacés tout comme le poste de commandant laissé vacant suite au départ de Mme Cachera. Décision ubuesque, le commissariat doit être mis sous alarme pour le protéger la nuit, les gardés à vue seront conduits à Douai tous les soirs et ramenés le matin. Absurde, les locaux de Somain n’étant pas extensibles, les fonctionnaires qui travaillent déjà de la cave au grenier devront accueillir en plus leurs collègues anichois. Ce commissariat devra ainsi couvrir toute la Communauté de communes et assurer la sécurité de 70 000 habitants. Des extrémités du secteur, il faut compter au moins 20 minutes avec gyrophare pour intervenir. Une politique à double sens menée par l’ancien ministre de l’intérieur et candidat à l’élection présidentielle qui propose des policiers partout dans les écoles, les trains, les bus et qui d’un autre côté supprime la police de proximité (sauf bien entendu à Neuilly et aux abords de son siège de campagne).

La manifestation a dépassé le cadre local avec le soutien de Freddy Kaczmarek, maire d’Auby qui a rappelé qu’il connaissait lui aussi les mêmes problèmes avec des menaces de fermeture du commissariat d’Auby. Celui ci est déjà fermé la nuit et a perdu de nombreux effectifs. Ce sont les policiers de Douai qui doivent, avec deux patrouilles de deux hommes, couvrir une population de douze villes. Bref à l’ouest comme à l’est même combat. Il a souligné que la population commençait à ne plus supporter les cambriolages, vols, incendies et infractions de toute sorte. Au niveau national, certains syndicats de police dont les fonctionnaires sont mis sous pression, ont même engagé des mouvements de grève. En tous cas, le premier magistrat de la ville d’Auby apportera son soutien à celui d’Aniche avec l’apport de son millier de pétitions et son soutien auprès du sous-préfet. Jean Jacques Candelier, maire de Bruille les Marchiennes et député suppléant, s’est défendu d’être un agitateur politique, un comble quand il s’agit justement de défendre le service public et la police nationale. Il s’est dit scandalisé en cas de fermeture. Le mot de la fin est revenu à Alain Bruneel qui a donné rendez vous aux personnes présentes pour déposer les pétitions en sous préfecture. Pour la petite information, notons les chiffres des manifestants donnés par la presse et les renseignements généraux. 250 par la Voix du Nord et une fois n’est pas coutume 450 pour les RG.


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